Zero pesticide !

Aider les abeilles passe également par éviter d’utiliser des produits toxiques, notamment les pesticides. Ces substances sont, en région bruxelloise, encore fort utilisées dans les jardins des particuliers. Pourtant, on peut s’en passer facilement, au profit des insectes, de la nature, et de notre santé !

Etat des lieux : quelles quantités utilisées au jardin ?

L’utilisation “domestique” des pesticides (littéralement, qui ‘tuent les pestes’) par les particuliers est un élément assez flou et encore peu quantifié.

Jusqu’à tout récemment (août 2012), personne ne s’intéressait vraiment aux quantités vendues au public depuis des dizaines d’années, et les chiffres fiables et précis manquent toujours. Le SPF Environnement les a vaguement estimés : à l’échelle du pays, 33 % des matières actives (la matière non diluée, sans adjuvants) commercialisées aboutissent chez des particuliers (contre 51 % pour l’agriculture !), soit environ 2,7 tonnes par an !

Cette proportion doit être évidemment beaucoup plus élevée en région bruxelloise, où l’agriculture occupe une surface très réduite. Ces substances chimiques étaient principalement des herbicides (qui “tuent les herbes”, 94,8 %) et des fongicides (qui “tuent les champignons”, moisissures, mildiou, etc. ; 4,76 %), et, enfin, une faible part d’insecticides (qui “tuent les insectes”, 0,45 %).

Des produits surdosés, même en bio !

Dans tous les cas, même pour les produits “bio” et naturels (la fameuse bouillie bordelaise — à base de cuivre —, ou le soufre, par exemple), les produits sont surdosés. Pour détruire les plantes annuelles (qui ne vivent qu’un an), les quantités de pesticides appliqués dépassent parfois plus de 6 fois les doses nécessaires !

Une toxicité mal ciblée, même en bio !

Il existe donc différents types de pesticides qui ciblent les plantes, les champignons, les insectes ou les rongeurs (rodonticides, comme la mort aux rats).

Pourtant, ce n’est pas parce qu’une substance est herbicide, par exemple, qu’elle n’a d’effet que sur les plantes et qu’elle est inoffensive pour les animaux ! Le fameux Round-Up, herbicide de Monsanto, a par exemple une toxicité avérée pour les oiseaux, les poissons et les insectes. Même en bio, le sulfate de cuivre de la bouillie bordelaise (fongicide), à fortes doses, est toxique pour les oiseaux et la faune aquatique.

Quelles alternatives au jardin ?

Les spécialistes (sauf ceux des multinationales !) s’accordent généralement pour dire que l’utilisation des pesticides par les particuliers est en général inutile. Par quoi les remplacer ?

Il existe de nombreuses solutions naturelles pour traiter la plupart des maladies et insectes ravageurs (décoctions et purins de plantes, insectes prédateurs comme les coccinelles pour les pucerons, etc.)

On peut aussi s’interroger sur la nécessité de lutter contre les “pestes” : le pissenlit dans la pelouse ou dans les graviers est-il vraiment dérangeant ? Quelques pucerons sur les rosiers, est-ce vraiment ennuyeux ?

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